L'équipe Antonio Doval / Grégory Helbecke est arrivée première avec 162 kg de poissons en 48hrs.
Il se sont vu remettre un superbe bateau BassboatFrance, le fun 10.
Merci à tous les conccurents!
L'équipe Antonio Doval / Grégory Helbecke est arrivée première avec 162 kg de poissons en 48hrs.
Il se sont vu remettre un superbe bateau BassboatFrance, le fun 10.
Merci à tous les conccurents!
Voici quelques photos en attendant le film de la saison 2011.
Depuis quelques mois le voyage est programmé... objectif: pêcher ce fleuve mythique qu'est le Pô.
Nous sommes 5 amis à participer à cette aventure: Manu, jeune diplômé BPJEPS féru de gros poissons. Romain, médecin d'Aiguebelette,traqueur de grosses carpes. Pierre, spécialiste des silures à la bouée. Jérôme et moi, guides du séjour.
Nous sommes partis 6 jours, fin septembre 2010.
A notre arrivée en milieu de journée, nous retrouvons Fabio, notre contact italien sur place. Je passerai les détails sur notre première rencontre mais cet homme est totalement planant! Il dirige une boîte de réparation et vente de bateaux située sur les berges du Pô.
Il possède une grue qui permet de mettre les bateaux à l'eau!
Il n'y a pas beaucoup de mises à l'eau car ce fleuve aussi tranquille qu'il puisse paraitre peut monter très haut. J'ai vu de mes yeux quelques photos au dessus son bureau ,c'est
impressionnant: en cas de crue, son atelier a les pieds dans l'eau alors qu' il est perché sur la berge à plus de 10 mètres du niveau normal. Les grues sont alors utilisables même
en cas de montée des eaux. Fabio parle un peu le français
et aime notre pays...nous lui avons offert quelques bouteilles de bons vins...
Les bateaux à l'eau, chargés comme des péniches, nous traversons le Pô pour nous diriger vers cette petite plage de sable fin qui nous avait déjà accueilli l'an passé à cette même époque.
En arrivant nous sommes vite déçus et très surpris : cette si jolie plage s'est recouverte d'une épaisse couche de terre argileuse et très glissante. Qu'importe, "on se pose quand même, il est tard et on a envie de pêcher!"
Nous finissons d'installer le bivouac à la nuit et Pierre a même posé 2 cannes qui étaient déjà montées dans son fourreau.
Cette fois-ci, nous avons amené les vifs de France pour ne pas perdre de temps à les pêcher sur place.
La première touche ne se fait pas trop attendre, le temps de boire un petit verre et la canne de gauche fait chanter le détecteur.
Pierre prend contact avec le poisson et le premier rush nous dit que c'est déjà du lourd...Il se fait casser les bras (pourtant il est costaud ^^) mais les poissons sont très musclés,car ils luttent perpétuellement contre le courant et ils ingèrent des poissons très protéinés.
Le combat dure une vingtaine de minutes et Pierre nous sort de l'eau un magnifique spécimen dépassant les 2 mètres.
La deuxième touche suit quelques minutes après, la canne se plie à mon passage. Je la prend et ferre sèchement, le poisson est pendu. "Encore un gros!"
Le combat est hallucinant, le poisson prend du fil et il s'aide des profondeurs et du courant pour me prendre carrément quelques pas sur la plage! Je suis en position de chaise pour m'aider de tout mon poids, ce qui fait planer Romain puisque si le fil
casse, je suis bon pour un joli roulé-boulé sur le dos.
Je sors finalement ce poisson de 2,02m d'une largeur
impressionnante.
Nous avons reposé des vifs mais le reste de la nuit est calme et nous pouvons quand même nous reposer.
Le lendemain, nous prospectons un peu les lieux en bateau.
Après quelques dérives au clonck peu productives nous décidons de nous préparer pour le coup du soir à la bouée.
Nous montons donc soigneusement nos deux cannes chacun et disposons nos bouées pour couvrir un maximum d'espace dans la baie ainsi que dans le lit du fleuve.
Très excités, s'imaginant la nuit qui nous attendait... quelle
déception au lendemain matin, pas une touche de la nuit!
Un café chaud entre les mains, nous décidons de bouger le campement à environ 6 km au nord... c'est reparti, les bateaux aux airs de péniches redémarrent.
Après plusieurs minutes de navigation nous arrivons sur une immense plage équivalente à environ 10 terrains de foot.
C'est désert...l'ambiance nous invite.
Nous reposons le campement et nous offrons une bonne bière bien méritée. Romain réfléchit à sa stratégie de pêche pour piéger une de ces belles communes du Pô ; "ce soir c'est le bord de plage et je vais vous faire une belle fifille!"
Le laissant préparer ses affaires, nous partons à 4 avec les deux bateaux ; Jérôme et Pierre sur le JV15, Manu et moi sur le JVX. Après avoir compris où se tenaient les poissons, j'arrive à prendre un silure d'1,60m à l'entrée d'une darse.
Un combat de fous encore une fois.
Peu de temps après c'est Jérôme qui attèle un poisson d'1,90m aux vers. Encore un combat tout en force...
Malgré tout, de retour au campement, le constat est le même pour tous ; nous voyons très peu de poissons à l'écho mais quand on en voit un il finit sur les photos!
Romain a posé ses cannes et nous suivons avec les bouées. Les huit guaules sont étalées sur 50 mètres et tendues comme des slips.
La nuit est encore assez calme, mais Manu et Romain tirent leur
épingle du jeu avec une belle carpe commune de 12 kilos et un
silure d'1,97m. La suite est similaire aux jours passés.
Les prises ne sont pas nombreuses, nous avons calculé
la moyenne des prises à 1,80m pour les silures et quelques belles carpes d'une douzaine de kilos pour Romain!
Ce fleuve nous a offert une dizaine de gros silures durant ce séjour, la qualité et la forme olympique de ces poissons nous a encore une fois surpris. Leur aspect trapu donne le ton.
Nous avons passé un très bon moment entre potes sur des spots
de rêves...mission accomplie. Rendez-vous l'année prochaine pour traquer les brochets d'Irlande, c'est programmé!